À la une
MARINA REBEKA, Vestale et Prêtresse de l’Opéra !
Se préparer à La Vestale (Spontini) – Paris, Théâtre des...
Se préparer à FAUST, Opéra de Paris-Bastille, juin/juillet 2022
Se préparer à MOÏSE ET PHARAON de Rossini – Aix-en-Provence,...
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Regina Resnik
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Christiane Castelli
Il aurait 100 ans aujourd’hui : Bernard Lefort
Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance...
Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance...
Ça s’est passé il y a 200 ans : création...
Ça s’est passé il y a 200 ans : disparition...
TOURS – CONCERTS D’AUTOMNE 2022 : demandez le programme !
Les noces du violon et de la voix au Festival...
OPERAFEST LISBOA 2022
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge
Compte renduRécital

Une soirée musicale 1900 avec Véronique Gens à l’Éléphant Paname

par Patrice Gay 23 septembre 2019
par Patrice Gay 23 septembre 2019
© Franck Juery
0 commentaires 0FacebookTwitterPinterestEmail
520

De retour de Venise où elle inaugurait la dixième saison du Palazzetto Bru-Zane, Véronique Gens proposait mardi un récital de mélodies françaises à l’Éléphant Paname dans le cadre du cycle L’instant lyrique. Le programme constitue un parfait complément à la soirée vénitienne avec un florilège musical puisé dans le répertoire de mélodistes connus (Reynaldo Hahn, Henri Duparc, Ernest Chausson) ou plus confidentiels (le prince Edmond de Polignac, Théodore Dubois).

C’est une soirée pleine de poésie dont profite un public conquis. L’auditeur peut reconnaître Théophile Gautier dans Où voulez-vous aller ? de Charles Gounod, une mélodie composée sur le même poème que la 6e Nuit d’été de Berlioz, ou encore Paul Verlaine (dans La chanson bien douce d’Ernest Chausson). Le récital alterne des mélodies charmantes et fort émouvantes, comme le Lamento d’Edmond de Polignac, avec des airs plus légers, voire facétieux (deux fables de La Fontaine mises en musique par Jacques Offenbach).

Véronique Gens met en valeur avec une grande sensibilité le registre, tantôt lyrique, voire élégiaque, tantôt léger – dans Viens, les gazons sont verts de Charles Gounod – et drôle, des mélodies choisies pour ce concert. Son timbre rond et clair met en valeur l’exaltation amoureuse croissante dans le très rare et mélancolique Ce qui dure de Théodore Dubois (sur un poème du sentimental Sully Prudhomme).

Ses talents de comédienne – que l’on a pu voir au printemps dans Maître Péronilla d’Offenbach – servent parfaitement une voix dont le chant est toujours nuancé et subtil, évitant une interprétation trop uniforme. L’élégance naturelle de la mélodiste donne une unité incontestable et une grande force à ce programme, conférant à la jeune paysanne Perrette – dans La laitière et le pot au lait d’Offenbach – une faconde presque aristocratique qui amuse beaucoup le public.

La soprano est accompagnée au piano par Susan Manoff, dont le goût pour la mélodie française n’est plus à démontrer. L’harmonie entre l’instrument et la voix est parfaite. Véronique Gens peut s’appuyer avec confiance sur ce clavier assuré et sonore qui soutient merveilleusement le chant.

Ce très beau concert fait revivre l’ambiance musicale, toute de délicatesse, de raffinement et de pas feutrés, des salons 1900 chers à Marcel Proust. Son ami Reynaldo Hahn est au demeurant représenté par plusieurs mélodies : l’aérien Rossignol des lilas, mais aussi L’allée est sans fin (cycle des Chansons grises, sur un poème de Paul Verlaine), ou encore le tendre Aimons-nous (poème de Théodore de Banville).

Lors des bis, Véronique Gens offre avec générosité trois pépites à un public conquis et enthousiaste. Elle propose tout d’abord une interprétation de La Vie en rose pleine de suavité, de délicatesse mais aussi de force. Le second rappel permet d’entendre la très émouvante et élégiaque Néère de Reynaldo Hahn, une mélodie du cycle des Études latines (d’après les Poèmes Antiques de Leconte de Lisle) qui n’est pas sans faire songer à un lamento baroque et que l’on ne se lasse pas d’écouter (disque Alpha, 2015).

Hahn, Néère, par Véronique Gens

C’est avec la mélancolique valse chantée des Chemins de l’amour de Francis Poulenc que la soprano prend congé du public. Grâce au talent de Véronique Gens, l’amateur de mélodie se croit transporté, le temps d’une soirée, dans le salon fin-de-siècle de la princesse de Polignac qui fit tant pour la musique. 

Poulenc, Les Chemins de l’amour par Véronique Gens

Les artistes

Véronique Gens, soprano
Susan Manoff, piano

Le programme

Concert du lundi 23 septembre 2019

Mélodies de Gounod, Polignac, Chausson, Lalo, Dubois, Hahn, Duparc, Massenet, Offenbach.

Susan ManoffVéronique Gens
0 commentaires 0 FacebookTwitterPinterestEmail
Patrice Gay

Patrice Gay est agrégé de Lettres modernes. Après des études de Lettres à l’Université de Clermont-Ferrand, il enseigne en collège, puis en lycée. Il est aujourd’hui professeur de culture générale en classe préparatoire économique à Versailles. Passionné d’opéra, il a conduit de nombreux projets pédagogiques autour d’un spectacle lyrique (Châtelet, Opéra national de Paris, TCE) avec des élèves de lycée (seconde et première) et également avec des étudiants de CPGE technologique.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

post précédent
Disparition tragique d’un papillon dans la lagune vénitienne
prochain post
Feu d’artifice napolitain et italien au Louvre

Vous allez aussi aimer...

Les noces du violon et de la voix...

22 juin 2022

Montpellier : Danse avec les Sept péchés capitaux

21 juin 2022

PLATÉE ou Grenouilles en folie à l’Opéra Garnier...

21 juin 2022

Israël en Égypte à la Philharmonie : Magnificent...

21 juin 2022

À Saint-Denis, Leonardo García Alarcón exalte le génie...

17 juin 2022

À Bruxelles, Les Huguenots plus forts que la...

17 juin 2022

LA GIOCONDA de retour à la Scala après...

14 juin 2022

À Florence, une très agréable Ariadne auf Pergola

14 juin 2022

A l’Opéra de Rouen, une Flûte en chantier

13 juin 2022

John Nelson dirige un mémorable Roméo et Juliette...

11 juin 2022

En bref

  • Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Regina Resnik

    30 août 2022
  • Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Christiane Castelli

    19 août 2022
  • Il aurait 100 ans aujourd’hui : Bernard Lefort

    29 juillet 2022
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance du baryton-basse Bernard Ładysz

    24 juillet 2022
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance de la basse Gérard Serkoyan

    14 juillet 2022

Humeurs

  • Question de langues…

    9 juin 2022

Édito

  • Édito de juin : « Cher » Opéra…

    1 juin 2022

Chorégies d’Orange 2022

https://www.youtube.com/watch?v=W9N7r9XM4-U

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Stéphane Lelièvre dans Chorégies d’Orange 2022 : une programmation très riche
  • Brigitte MACQ dans Chorégies d’Orange 2022 : une programmation très riche
  • Marc dans À Saint-Denis, Leonardo García Alarcón exalte le génie dramatique de Bach !
  • Emma Couderc dans A l’Opéra de Rouen, une Flûte en chantier
  • Stéphane Lelièvre dans A l’Opéra de Rouen, une Flûte en chantier

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Les noces du violon et de...

22 juin 2022

Montpellier : Danse avec les Sept...

21 juin 2022

PLATÉE ou Grenouilles en folie à...

21 juin 2022