À la une
À Lille, les voix de la magicienne Alcina enchantent dans...
Brèves d’octobre –
Découvrez le programme 2027 du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence
Ça s’est passé il y a 200 ans : création du...
Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena
PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE...
Édito de septembre –L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre
Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées
Milan – Redécouverte de CHATTERTON : le Werther de Leoncavallo
L’amour des trois oranges à Lyon : une ouverture de saison survitaminée
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

ProductionCompte renduVu pour vous

Très belle surprise au Festival Off d’Avignon, avec le délicieux COSCOLETTO d’Offenbach !

par Pascal Lelièvre 19 juillet 2022
par Pascal Lelièvre 19 juillet 2022

© D. R.

© D. R.

© D. R.

1 commentaire 4FacebookTwitterPinterestEmail
3,1K

Voilà un spectacle que Première Loge n’avait pas prévu de chroniquer : c’est au hasard d’une publicité de rue que nous avons pris connaissance de ces représentations de Coscoletto dans le cadre du Festival Off. Intrigué par cette œuvre rare (le livret original français, signé Nuitter et Tréfeu, est apparemment perdu…) mais réputée (voyez le compte rendu des représentations données à Martina Franca il y a quelque temps), nous avons décidé d’y assister… et bien nous en a pris !

Comme l’écrivait Stéphane Lelièvre en juillet 2019, la partition, légère, délicate, poétique, est du meilleur Offenbach – et l’œuvre est par ailleurs drôlissime ! Pour vous en faire une idée, vous pouvez écouter cet opéra-comique dans l’enregistrement dirigé par  Helmut Froschauer (Cappriccio), même si la langue allemande donne de curieuses couleurs à cette œuvre française se déroulant en Campanie…

La troupe des Zolibrius n’en est pas à son premier Offenbach : elle a déjà monté avec succès Monsieur Choufleuri et L’Île de Tulipatan. Le spectacle est une adaptation (signée Guillaume Nozach et Vinh Giang Vovan) de l’œuvre originale : en lieu et place de l’orchestre, nous avons un piano et un violoncelle – instrument offenbachien par excellence ! –, qui accompagnent au mieux, avec finesse et musicalité, l’excellente troupe de six comédiens (Lætitia Ayres, Dorothée Thivet, Alexis Meriaux, Hervé Roibin, Nicolas Bercet et Alexandre Martin-Varroy) qui sont aussi de très bons chanteurs, avec peut-être une mention spéciale pour Frangipani de Nicolas Bercet ! Si, dans la courte introduction, une allusion est faite à la Naples des années 60, la mise en scène (Guillaume Nozach) ne comporte aucune référence particulière au XXe siècle, si ce n’est dans les costumes des personnages (réalisés par Virginie Houdinière). Elle fait se succéder habilement des numéros de type « cabaret » parfaitement réglés et réussis dans de jolis décors de bon goût (conçus par Casilda Desazars), et surtout est agrémentée de numéros chorégraphiques vraiment extrêmement drôles !

Un petit regret : si le nom d’Offenbach est bien présent sur le flyer, on regrette qu’il ne soit pas plus mis en avant dans les publicités de rue… Le public du festival d’Avignon n’est pas nécessairement le même que celui des festivals lyriques, et s’il était de toute évidence ravi du spectacle (la belle salle du dôme des Gémeaux, 180 places, était pleine en ce 15 juillet : le bouche à oreille fonctionne visiblement très bien !), il n’est pas sûr que chaque spectateur ait eu parfaitement conscience ou connaissance du type d’œuvre auquel il a assisté, ni de ses auteurs. Peut-être un petit laïus explicatif, sur l’œuvre, Offenbach, le travail d’adaptation, aurait-il été bienvenu avant ou après le spectacle : les artistes le font d’ailleurs souvent dans le cadre des spectacles off.
Ceci n’enlève rien à la qualité d’un spectacle extrêmement réjouissant, dont on espère vivement qu’il sera repris en province et peut-être à Paris au cours de la saison prochaine !

Les artistes

Les Zolibrius
Coscoletto : Alexis Meriaux
Delfina : Laetitia Ayrès
Frangipani : Nicolas Bercet
Marianna : Dorothée Thivet
Polycarpe : Hervé Roibin
Arsenico : Alexandre Martin-Varroy

Piano : Jeyran Ghiaee
Violoncelle : Maëlise Parisot

Adaptation : Vinh Giang Vovan et Guillaume Nozach
Mise en scène : Guillaume Nozach
Lumières : Marie Ducatez
Costumes : Virginie Houdinière
Décors : Casilda Desazars
Chorégraphies : Delphine Huet

Le programme

Coscoletto

Nouvelle création musicale, librement adaptée de l’opéra-comique en 2 actes de Jacques Offenbach, livret de Livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu, créé en 1865 à Bad Ems.
Festival off d’Avignon, représentation du vendredi 15 juillet 2022

image_printImprimer
1 commentaire 4 FacebookTwitterPinterestEmail
Pascal Lelièvre

Fils d'un explorateur danois et d'une soprano vénézuélienne, Pascal Lelièvre est styliste et comédien. Il fréquente assidûment les théâtres lyriques de France et du monde depuis avril 1976, et a rejoint l'équipe de Première Loge en janvier 2021.

1 commentaire

Faynot 10 juillet 2023 - 15 h 25 min

Nous avons ri sans retenue du début à la fin. Un spectacle complet: d’excellents acteurs toujours en mouvement et de surcroît excellents chanteurs. accompagnés par deux très bons musiciens.. Et en plus des astuces de mise en scène à effets comiques. Bravo les Zolibrius: on a envie de vous revoir.

Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Festival Rossini de Bad Wildbad : une rafraîchissante Adina
prochain post
Interview – RICCARDO CHAILLY CÉLÈBRE VERDI À ORANGE !

Vous allez aussi aimer...

À Lille, les voix de la magicienne Alcina...

9 octobre 2026

Découvrez le programme 2027 du Festival de Pâques...

9 octobre 2026

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026

Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées

6 octobre 2026

Milan – Redécouverte de CHATTERTON : le Werther...

5 octobre 2026

L’amour des trois oranges à Lyon : une ouverture de...

5 octobre 2026

Tours, Concerts d’automne : la merveille du Livre...

5 octobre 2026

WERTHER à Rennes : Charlotte embrasse la première

5 octobre 2026

A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie...

4 octobre 2026

Festival Verdi 2026 3/3 – Nabucco à Parme...

4 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Brèves d’octobre –

    9 octobre 2026
  • La vidéo du mois : Gala aus dem Festspielhaus Baden-Baden – Anja Harteros, Ekaterina Gubanova, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel et Marco Armiliato

    1 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Béatrice Uria-Monzon : biographie, carrière et vie privée - MarseilleJournal.com dans In memoriam – Béatrice URIA-MONZON (1963-2025)
  • Teulon Lardic Sabine dans Festival Verdi 2026 3/3 – Nabucco à Parme – arrangement à l’amiable : Nabucco a le titre, Abigaïlle la couronne !
  • Vuillemin dans Rusalka au Capitole, quatre ans après, la magie de Poda demeure
  • Boeuf dans Manon des Sources, Pagnol à l’Odéon de Marseille
  • COIC dans À Bastille, un Hamlet d’Ambroise Thomas porté par une distribution d’exception

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

À Lille, les voix de la...

9 octobre 2026

Découvrez le programme 2027 du Festival...

9 octobre 2026

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026