À la une
MARINA REBEKA, Vestale et Prêtresse de l’Opéra !
Se préparer à La Vestale (Spontini) – Paris, Théâtre des...
Se préparer à FAUST, Opéra de Paris-Bastille, juin/juillet 2022
Se préparer à MOÏSE ET PHARAON de Rossini – Aix-en-Provence,...
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Regina Resnik
Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Christiane Castelli
Il aurait 100 ans aujourd’hui : Bernard Lefort
Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance...
Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance...
Ça s’est passé il y a 200 ans : création...
Ça s’est passé il y a 200 ans : disparition...
TOURS – CONCERTS D’AUTOMNE 2022 : demandez le programme !
Les noces du violon et de la voix au Festival...
OPERAFEST LISBOA 2022
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge
Compte renduProductionVu pour vous

Les festivals de l’été – Telemann sous inspiration française à Innsbruck

par Gilles Charlassier 30 août 2021
par Gilles Charlassier 30 août 2021
0 commentaires 1FacebookTwitterPinterestEmail
214

© Birgit Gufler

Innsbruck : Telemann, Pastorelle en musique

Le siècle de Louis XIV, comme celui des Lumières, est le siècle de la France, et le français était la langue internationale de toutes les cours européennes de l’époque. L’influence se traduit évidemment dans les arts, et dans la musique en particulier, le style français, dans la forme comme dans l’inspiration mélodique et harmonique concurrençant les écoles allemandes et italiennes. Loin de s’exclure mutuellement, ils nourrissent toute l’Europe musicale du temps, jusqu’à se compléter dans un cosmopolitisme artistique illustré par la synthèse d’un Bach, ou encore par des exemples syncrétiques d’opéra en Allemagne, où langues et styles se mêlent, à l’instar du Boris Godounov de Mattheson, ou de la Pastorelle en musique de Telemann. Créé à Francfort au milieu des années 1710, cet ouvrage dont le livret, de la main du compositeur, s’inspire de la pièce de Molière Les amants magnifiques, fait dialoguer France et Allemagne, jusque dans certains airs qui, commençant dans une langue, reprend ensuite dans l’autre, comme une variation transfrontalière de dire les sentiments.

 

La partition s’ouvre sur un véritable concerto, à l’éclectisme assumé et foisonnant de cuivres aux sonorités chasseresses, qui met en évidence les couleurs et la vitalité de l’Ensemble 1700, sous la houlette de sa directrice musicale, Dorothee Oberlinger. L’alternance entre récitatifs et airs, selon les usages alors consacrés, se met au service d’un nœud d’intrigues amoureuses au parfum de pastorale, où réticences et minauderies trouvent leur issue dans la satisfaction de chacun quant à son sort, le tout dans un pastel musical d’où se détache le solo concertant du maître de danse, dévolu au violon en habit baroque d’Yves Ytier, tandis que Cupidon est représenté par les pépiements de la flûte à bec de Max Volbers.

Dans le rôle de Caliste, Lydia Teuscher ne manque pas de piquant, et joue la coquette avec une délectation à laquelle son timbre clair et son émission franche donnent une juste résonance. Marie Lys se révèle complémentaire avec son Iris aux chatoiements plus fruités, mais qui n’oublient pas un sourire espiègle tout à fait en situation. Côté messieurs, Alois Mühlbacher résume la fraîcheur d’Amyntas, avec un contre-ténor léger, attentif à la caractérisation du personnage. Florian Götz, également fondateur du Vocal Consort Berlin dont les interventions complètent les ensembles, affirme un Damon solide, à la ligne nourrie et au grain charnu, et confère une sincérité aux élans simples du cœur du berger. Virgil Hartinger compose un Knirfix rustaud, jusque dans la robustesse de la voix, calibrée pour la situation.

Quant à la mise en scène de Nils Niemann, importée du  festival de Sans-Souci à Postdam et coproduit avec Musica Bayreuth et les Magdeburger Telemann Festtagen, elle s’appuie sur les cartons-pâtes aux tonalités champêtres évoquant Watteau dus à Johannes Ritter. Entre reconstitution et codification du jeu d’acteurs, le spectacle ne recherche pas tant une dynamique dramaturgique – que le genre de la sérénade n’appelle guère – que la restitution d’une atmosphère, avec un plaisant intérêt documentaire.

Les artistes

Caliste : Lydia Teuscher 
Iris : Marie Lys 
Amyntas : Alois Mühlbacher
Damon : Florian Götz 
Knirfix : Virgil Hartinger 
Maître de danse : Yves Ytier (violon)
Cupidon : Max Volbers (flûte à bec)

Direction musicale : Dorothee Oberlinger
Mise en scène : Nils Niemann 

Le programme

Pastorelle en musique

Sérénade en un acte de Telemann, livret du compositeur d’après Les Amants magnifiques de Molière, créée à Francfort en 1713/1715 (?).
Innsbrucker Festwochen der alten Musik, Haus der Musik, Grosser Saal, Innsbruck, Représentation du 25 août 2021.

Innsbrucker FestwochenTelemann
0 commentaires 1 FacebookTwitterPinterestEmail
Gilles Charlassier

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

post précédent
30 août : Journée Internationale des personnes disparues
prochain post
Les festivals de l’été – Salzbourg : Traversée baroque avec Joyce Di Donato et Il pomo d’oro

Vous allez aussi aimer...

Les noces du violon et de la voix...

22 juin 2022

Montpellier : Danse avec les Sept péchés capitaux

21 juin 2022

PLATÉE ou Grenouilles en folie à l’Opéra Garnier...

21 juin 2022

Israël en Égypte à la Philharmonie : Magnificent...

21 juin 2022

À Saint-Denis, Leonardo García Alarcón exalte le génie...

17 juin 2022

À Bruxelles, Les Huguenots plus forts que la...

17 juin 2022

Belle-Ile : 24e édition du Festival Lyrique-en-mer

15 juin 2022

LA GIOCONDA de retour à la Scala après...

14 juin 2022

À Florence, une très agréable Ariadne auf Pergola

14 juin 2022

A l’Opéra de Rouen, une Flûte en chantier

13 juin 2022

En bref

  • Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Regina Resnik

    30 août 2022
  • Elle aurait 100 ans aujourd’hui : Christiane Castelli

    19 août 2022
  • Il aurait 100 ans aujourd’hui : Bernard Lefort

    29 juillet 2022
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance du baryton-basse Bernard Ładysz

    24 juillet 2022
  • Ça s’est passé il y a 100 ans : naissance de la basse Gérard Serkoyan

    14 juillet 2022

Humeurs

  • Question de langues…

    9 juin 2022

Édito

  • Édito de juin : « Cher » Opéra…

    1 juin 2022

Chorégies d’Orange 2022

https://www.youtube.com/watch?v=W9N7r9XM4-U

PODCASTS

PREMIÈRE LOGE, l’art lyrique dans un fauteuil · Adriana Gonzàlez & Iñaki Encina Oyón – Mélodies Dussaut & Covatti

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Stéphane Lelièvre dans Chorégies d’Orange 2022 : une programmation très riche
  • Brigitte MACQ dans Chorégies d’Orange 2022 : une programmation très riche
  • Marc dans À Saint-Denis, Leonardo García Alarcón exalte le génie dramatique de Bach !
  • Emma Couderc dans A l’Opéra de Rouen, une Flûte en chantier
  • Stéphane Lelièvre dans A l’Opéra de Rouen, une Flûte en chantier

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

Les noces du violon et de...

22 juin 2022

Montpellier : Danse avec les Sept...

21 juin 2022

PLATÉE ou Grenouilles en folie à...

21 juin 2022