À la une
À Lille, les voix de la magicienne Alcina enchantent dans...
Brèves d’octobre –
Découvrez le programme 2027 du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence
Ça s’est passé il y a 200 ans : création du...
Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena
PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE...
Édito de septembre –L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre
Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées
Milan – Redécouverte de CHATTERTON : le Werther de Leoncavallo
L’amour des trois oranges à Lyon : une ouverture de saison survitaminée
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs
Première Loge

Subscribe our Newsletter for latest news.

Compte renduConcert

Concert « Le soleil de Naples » : Chorégies d’Orange hors les murs

par Hervé Casini 25 juillet 2020
par Hervé Casini 25 juillet 2020
0 commentaires 0FacebookTwitterPinterestEmail
1,8K

Quel bonheur de retrouver des artistes lyriques généreux et une pianiste de haute volée dans le cadre inspirant d’un lieu dédié au spectacle depuis l’Antiquité romaine !

C’est parmi les belles pierres du théâtre antique d’Arles que le trio de ténors « Le Soleil de Naples » avait choisi d’évoluer, dans le cadre d’une tournée produite par les Chorégies d’Orange hors les murs en collaboration avec Arsud, nouvel outil régional pour les arts et spectacles.

Annoncé comme un temps fort de la programmation estivale d’un été culturel pas tout à fait comme les autres, le programme, qui permet à un public rapidement conquis de déambuler entre Pausilippe et Marechiaro, lieux symboliques de l’histoire de la chanson napolitaine, tient largement ses promesses et réchauffe les cœurs dans une période où ce n’est pas un luxe inutile !

Né en 2016 de la rencontre de trois amis, Giandomenico Cappuccio, Pasquale Ferraro et Vincenzo Di Nocera, ténors du Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, le trio « Le Soleil de Naples » partage un goût bien compréhensible pour la romance, la passion et la joie de vivre, caractéristiques essentielles à l’interprétation de la chanson classique napolitaine. L’été dernier, c’est la Cour Saint-Louis d’Orange qui s’était embrasée aux mélismes des indémodables mélodies de Di Capua, de Curtis ou Tosti… Pour cette tournée 2020, c’est Nice qui aura donné le départ d’une série de concerts où les communes d’Ollioules, Orange Vaison-la-Romaine et donc Arles auront pu profiter, dans un nouveau programme, des talents d’artistes accomplis de ces trois authentiques napolitains.

Faisant se succéder les titres dans une belle dynamique à la fois joyeuse et souvent empreinte de mélancolie, ces trois ténors à la couleur vocale barytonnante, s’ils n’ont pas forcément les voix ensoleillées que l’on peut attendre dans ce type de répertoire évidemment immortalisé par quelques-uns des plus grands gosiers du siècle dernier, de Caruso à Pavarotti en passant par Gigli et Di Stefano, ont cependant suffisamment le sens du mot et du phrasé pour faire passer dans leurs interprétations cette poésie si typiquement napolitaine qui mêle passion et grotesque, humour et tragique, dans des textes signés Libero Bovio, Vincenzo Russo, Giovanni Capurro ou Salvatore di Giacomo. En outre, le fait de chanter les paroles originales, souvent bien supérieures en réalisme au texte italien, dans cette langue napolitaine toujours usitée, permet de savourer pleinement les accents de tarentelle de Comme facette mammeta ou la nostalgie d’A Vucchella, et ce d’autant plus que dans cette dernière mélodie, signée Tosti, les trois ténors s’accompagnent eux-mêmes – et fort bien !- d’un instrument : guitare pour Pasquale Ferraro, piano pour Giandomenico Cappuccio et mandoline pour Vincenzo Di Nocera.

N’hésitant pas à laisser libre cours à quelques jeux de scènes bienvenus dans ce type de soirée (port des lunettes noires de mafiosi napolitains dans le standard Malafemmena) ni à ajouter un ou deux couplets en français pour Guaglione (c’est-à-dire, en français, Bambino !), nos trois compères bénéficient avec Kira Parfeevets au piano d’une véritable artiste, à la complicité musicale sans faille.

Pianiste et chef de chant, on savait depuis longtemps Kira Parfeevets passionnée par l’accompagnement et le travail sur l’interprétation vocale. On retrouve ici la sensibilité d’un toucher qui sait se faire à la fois extrêmement nuancé ou au contraire totalement trépidant dans de magnifiques mélodies comme Era de Maggio ou au O surdato’nnamurato. Tout au long de la soirée, cette interprétation transporte public et solistes dans un enthousiasme communicatif et montre tout simplement que Kira Parfeevets aime ce répertoire. L’émotion du public sera d’ailleurs particulièrement palpable dans un bel hommage rendu en solo à la musique d’Ennio Morricone pour le film Le Professionnel.

Le programme se termine comme il se doit par l’incontournable O Sole mio puis, en bis, par le non moins fameux Funiculì Funiculà, composé en 1880 pour l’inauguration du funiculaire du Vésuve mais dont les paroles, à double sens, parlent surtout du feu dont brûle un jeune homme pour sa belle…

Ce soir, c’est tout le public du théâtre antique qui s’enflamme pour ces trois ténors de braise et leur pianiste incandescente !

Les photos du spectacle, signées Romain Boutillier/Ville d’Arles, sont à découvrir

ici !
Les artistes

Giandomenico Cappuccio, Pasquale Ferraro et Vincenzo Di Nocera   ténors

Kira Parfeevets   piano

Le programme

Concert donné le samedi 25 juillet 2020 au Thâtre antique d’Arles

Mélodies et chansons de Di Capua, De Curtis, Tosti et Denza.

image_printImprimer
Giandomenico CappuccioPasquale FerraroVincenzo Di NoceraKira Parfeevets
0 commentaires 0 FacebookTwitterPinterestEmail
Hervé Casini

Hervé Casini est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, docteur en littérature française à Aix-Marseille Université et Secrétaire Général du Museon Arlaten (Musée d’ethnographie provençale). Collaborateur de diverses revues (Revue Marseille, Opérette-Théâtre Musical, Résonances Lyriques…), il anime un séminaire consacré au « Voyage lyrique à travers l’Europe (XIXe-XXe siècle) à l’Université d’Aix-Marseille et est régulièrement amené à collaborer avec des théâtres et associations lyriques dans le cadre de conférences et colloques.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Sauvegarder mes informations pour la prochaine fois.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

post précédent
Reinoud VAN MECHELEN
prochain post
Christian Grenier, LE CODE ET LA DIVA

Vous allez aussi aimer...

À Lille, les voix de la magicienne Alcina...

9 octobre 2026

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026

Trois visions de l’Amérique au Théâtre des Champs-Élysées

6 octobre 2026

Milan – Redécouverte de CHATTERTON : le Werther...

5 octobre 2026

L’amour des trois oranges à Lyon : une ouverture de...

5 octobre 2026

Tours, Concerts d’automne : la merveille du Livre...

5 octobre 2026

WERTHER à Rennes : Charlotte embrasse la première

5 octobre 2026

A l’Opéra de Nice, une rentrée de folie...

4 octobre 2026

Festival Verdi 2026 3/3 – Nabucco à Parme...

4 octobre 2026

Festival Verdi 2026 2/3 – Aïda à Busseto...

3 octobre 2026

Humeurs

  • PAATA BURCHULADZE : UN AN DE PRISON, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DU MONDE LYRIQUE

    7 octobre 2026

En bref

  • Brèves d’octobre –

    9 octobre 2026
  • La vidéo du mois : Gala aus dem Festspielhaus Baden-Baden – Anja Harteros, Ekaterina Gubanova, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel et Marco Armiliato

    1 octobre 2026

La vidéo du mois

Édito

  • Édito de septembre –
    L’inaltérable modernité des chefs-d’œuvre

    7 octobre 2026

Suivez-nous…

Suivez-nous…

Commentaires récents

  • Béatrice Uria-Monzon : biographie, carrière et vie privée - MarseilleJournal.com dans In memoriam – Béatrice URIA-MONZON (1963-2025)
  • Teulon Lardic Sabine dans Festival Verdi 2026 3/3 – Nabucco à Parme – arrangement à l’amiable : Nabucco a le titre, Abigaïlle la couronne !
  • Vuillemin dans Rusalka au Capitole, quatre ans après, la magie de Poda demeure
  • Boeuf dans Manon des Sources, Pagnol à l’Odéon de Marseille
  • COIC dans À Bastille, un Hamlet d’Ambroise Thomas porté par une distribution d’exception

Première loge

Facebook Twitter Linkedin Youtube Email Soundcloud

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Login/Register

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Rechercher

Archives

  • Facebook
  • Twitter
  • Youtube
  • Email
Première Loge
  • Accueil
  • À Voir
  • Avant-concerts
  • Vu pour vous
  • Artistes
  • Œuvres
  • Médiathèque
  • Humeurs

A découvrirx

À Lille, les voix de la...

9 octobre 2026

Wozzeck à Florence : Marie, gratia plena

8 octobre 2026

Trois visions de l’Amérique au Théâtre...

6 octobre 2026